Section I Le rôle du SMI
La monnaie est un moyen de règlement. Toute monnaie doit donc être convertible dans une autre monnaie. Or une monnaie n'existe que si existe une contrepartie que l'on appelle réserve de change (on ne crée de la monnaie que si les réserves de change sont suffisantes).
Le $ étant le principal moyen de règlement international, sa création subit un double motif :
- satisfaire les besoins internes aux USA
- satisfaire les besoins des transactions internationales.
Certains américains échangent des $ avec des non résidants(=banques étrangères). Les banques étrangères possèdent donc des réserves en $ et peuvent donc créer de l'argent en faisant des crédits en $. Cette création de $ par des non-résidents est appelée euro-$
Le S.M.I représente l'ensemble des règles définissant les modes de détermination du cours des monnaies et la nature des réserves internationales. Il a pour rôle de faciliter les échanges de biens, de services et de capitaux afin de favoriser la croissance économique de chaque pays
Section II L'évolution du SMI
§1 L'historique du S.M.I
En 1944, les accords de Bretton Wood mettent en place le S.M.I garantissant un système de parité fixe reposant sur 3 principes :
- chaque monnaie à sa parité définie en or ou en dollar,
- le dollar est convertible en or,
- chaque banque centrale est tenue d'intervenir pour garantir le taux de change dans des marges de fluctuations de ± 1 %
Depuis 1976 (accords de la Jamaïque), la plupart des pays ont adopté un système de change flottant. D'autres pays comme la CEE ont mis en place un système mixte qui garantie une certaine fixité de la monnaie. Ce système de change flottant offre plusieurs avantages : - les balances des paiements sont rééquilibrées automatiquement (déficit donc FRF donc produits bon marché donc X augmentent donc rééquilibre)
- la spéculation diminue car il est difficile de savoir si une monnaie est surévaluée ou sous-évaluée.
- les banques centrales n'ont plus à régulariser le taux de change. Elle n'ont donc plus à faire varier les taux d'intérêt (politique dangereuse car conséquence sur économie nationale)
§2 La théorie à l’épreuve des faits
A l'épreuve des faits, le SMI montre ses limites
1°) La balance des paiements
On observe que le SMI mis en place en 1976 n’entraîne pas un retours automatique à l’équilibre de la balance des paiements mais au contraire accentue la fluctuation (déficit US augmente alors que l’excédent allemand et japonais augmente aussi)
2°) La spéculation et les variations des taux de change
Les écarts de taux d'intérêts dus aux politiques économiques entraînent toujours des mouvements de capitaux spéculatifs qui font varier les taux de change. De plus les changements constants des taux de change rendent plus incertain le commerce international. Cela oblige les entreprises à se prémunir contre les risques de change
3°) La monnaie internationale de référence
Le $ est de moins en moins la monnaie de référence internationale. Le Yen et le mark (ou l'euro) dominent les échanges internationaux car la stabilité de ces pays inspire confiance. On assiste donc a un polycentrisme monétaire.
§3 Faut-il une coopération monétaire internationale ?
Depuis les accords du Louvres en 1987, le G7 a remis en cause le système de change flottant et proposé un système mixte, mi-fixe, mi-flottant.
Ce système nécessite une coopération internationale reposant sur 2 points :
- chaque pays s'engage à réguler son taux de change s'il dépasse une variation de plus ou moins 10 à 15% ;
- les politiques économiques de chaque pays du G7 doivent être concertées afin de stabiliser le taux de change et ne pas remettre en cause le système.
Le nouveau système monétaire international permet donc de laisser varier le taux de change jusqu'à une certaine limite. Cela rend nécessaire une politique économique concertée.
Section III Les liquidités internationales et Le rôle du FMI
Les accords de Bretton Wood ont mis en place 2 institutions :
- Le Fonds monétaire international (FMI)
- La Banque Mondiale (BIRD)
1°) Le FMI
A l’origine, son rôle était de maintenir le système de parité fixe mis en place grâce notamment à des prêts en devise. En 1973, la flottabilité des monnaies à rendue ce rôle caduque.
Aujourd’hui, son rôle est de fournir des crédits aux pays qui connaissent des déficits extérieurs à condition que ceux-ci ait mettent en place une politique économique efficace.
Pour comprendre le mécanisme de financement des déficits extérieurs, il faut distinguer deux termes :
1. Les droits de tirage. C’est un crédit potentiel que chaque pays peut recevoir, calculé à partir de sa quote-part (cotisation que verse chaque pays auprès du FMI). Ce crédit peut se faire en devise ou en DTS
2. Les droits de tirage spéciaux (créé en 1969). C’est l’unité de compte utilisée dans le cadre du FMI . Sa valeur est définie en fonction du panier de monnaie des 5 pays les plus industrialisés.
Chaque pays possède un compte en DTS auprès du FMI sur lequel il peut faire trois opérations : - échanger des DTS contre des devises
- faire un prêt remboursable dont une faible partie seulement sera remboursée.
- recevoir des allocations = le FMI peut accorder des DTS en plus de la quote-part, ce qui revient à créer des liquidités internationales
2°) La banque mondiale
La Banque mondiale regroupe en réalité trois organismes :
- La Banque internationale pour le développement et la reconstruction (BIRD), fondée en 1945.. Elle est ouverte à tous les états membres du SMI. Son rôle est d’accorder des prêts (à un taux d’intérêt inférieur au taux du marché) afin de financer des projets productifs destinés à favoriser la croissance, quelque soit le régime politique (Dictature, …) Elle publie chaque année un « rapport sur le développement dans le monde »
- L’association internationale pour le développement (AID), fondée en 1960. Elle accorde des prêts aux pays les plus pauvres.
- La Société financière internationale (SFI), fondée en 1965 et qui accorde des prêts aux entreprises privés.