Croissance = augmentation soutenue du PIB
Crise économique = - sens économique: retournement brutal de la conjoncture se situant entre une phase d'expansion et une phase de dépression
- sens courant: période de dépression ou de stagnation
Conjoncture = situation résultant de l'ensemble des opérations se déroulant entre des agents économiques dans une courte période et dans un espace donné.
Section 1 La croissance
§1 Comment mesurer la croissance d'un Pays ?
L'indicateur le plus utilisé est le taux de croissance du PIB en volume (=variation des productions des entreprises sur le territoire national).
Les Nations Unis préfèrent retenir un indicateur plus complexe : l'indicateur de développement humain (IDH) qui tient compte :
- de l'espérance de vie à la naissance,
- du taux d'alphabétisation et du taux de scolarisation,
- du revenu par habitant en parité de pouvoir d'achat.
§2 Les sources de la croissance
1°) La pensée traditionnelle: Y=f(K;L)
Selon 1es Keynésiens, la demande effective est source de croissance.
Selon les libéraux, c'est l'offre (l'entrepreneur) qui créée de la croissance en recherchant le profit.
2°) Le résidu de Solow : Y=f(K;L;A)
Solow a démontré qu'une partie de la croissance ne s'expliquait pas par la seule utilisation des facteurs exogènes que sont le capital et le travail, mais qu'une partie de la croissance (le résidu de Solow) reste inexpliqué. Le travail des économistes actuels consiste à endogènéïser le résidu de Solow.
Exemples : - Le progrès technique pour Solow, Carré-Dubois-Malinvaud.
- L'accumulation du capital humain (stock de connaissances) pour Becker.
- Les dépenses d'infrastructures pour Barro (éducation, R&D, communication...)
Section II Les cycles économiques
§l Qu'est-ce qu'un cycle ?
Les cycles économiques sont constitués par l'alternance de période d'expansion (accélération du rythme de croissance) et de dépression (ralentissement grave, proche de O, du rythme de croissance) ou de récession (fléchissement du rythme de croissance) entrecoupées de crises économiques.
§2 Quelques exemples d'origine cyclique
1°) Les cycles liés à l'accumulation de la demande.
Les entreprises investissent en fonction des estimations de croissance de la demande. Elles peuvent anticiper une baisse de la demande des ménages, ce qui aura pour conséquence de baisser la demande de biens d'équipement et par la suite de celle des ménages
2°) Les cycles liés au partage de la Valeur Ajoutée
En période d'expansion, le partage de la valeur ajoutée se fait à l'avantage des salariés. Le salaire réel croît alors plus vite que la productivité, entraînant ainsi une baisse des marges bénéficiaires. Les entreprises investissent donc moins et limitent la progression des salaires. Cela a donc pour conséquence une baisse de la demande globale-
3°) Les cycles liés aux flux financiers
L'endettement des ménages en période d'expansion (achat de titres) procurent aux entreprises une réserve supplémentaire leur permettant d'investir davantage. De plus les risques de défaillance des entreprises étant moins élevés, les banques prêtent plus facilement aux entreprises qui peuvent donc investir .
L'effet est opposé en période de crise (chômage, faillite)
§3 Les différents cycles
1°) Les cycles courts
Selon Kitchin, les cycles durent en moyenne 40 mois. Alors que pour Juglar, il existe des cycles courts d'environ 7-8 ans. La validité de ces cycles est beaucoup discutée car la réalité reflète peu ces théories.
2°) Les cycles longs
Le cycle de Krondratief dure environ 50 ans. Il semble que cela soit vérifier car nous entrons actuellement dans une période d'expansion -après avoir vécu une période de récession.
Schumpeter explique les cycles par des phénomènes de destructions-créatrices : l'innovation crée une période ascendante de 25 ans puis une descend-ante liée à la saturation des débouchés.
L'école de la régulation (Robert Boyer, Michel Aglietta…) pense que la crise des années 80 est due au passage d'une période de production de type fordiste à une période de production post-fordiste.
Section III Les crises
§1 Les explications théoriques
Pour les néoclassiques, l’intervention de l'état trop forte et l'offre est insuffisante.
Pour les keynésiens, la demande est insuffisante donc l'état doit intervenir.
Pour les marxistes, c’est le fonctionnement même du capitalisme qui engendre des crises par l’accumulation excessive du capital.
Enfin l’école de la régulation fait une approche historique de la crise en les définissant comme une période de transition entre deux modes de production.
§2 Les crises contemporaines
On constate que depuis 1970, le taux de croissance du PIB a été 3 fois négatif :
- en 1975, suite au choc pétrolier,
- en 1993, suite à la réunification allemande
- et en 1997 suite à la crise asiatique.